En 2000 et 2003, Galeries Lafayette a cédé le contrôle paritaire (50%)
de Monoprix à Casino (Paris:CO) qui a le droit d’acquérir à compter du 1er
janvier 2012, la majorité et de désigner à partir du 31 mars 2012 le
président directeur général pour des périodes de trois ans en alternance
avec Galeries Lafayette.
Titulaire d’une option de vente, Galeries Lafayette a mis en œuvre, le 7
décembre 2011 le processus d’évaluation du prix, qui lui ouvre ensuite
un délai pour décider de vendre, et a fait connaître à Casino son
intention de mettre fin au partenariat.
Les banques chargées de mener à bien cette évaluation n’étant pas
parvenues à un accord, un troisième expert doit selon le protocole
procéder à une évaluation qui s’impose alors.
La banque pressentie pour cette mission a fait savoir qu’elle se
refusait à intervenir si les deux parties ne s’accordaient pas au
préalable sur les principales projections financières devant servir de
base à l’évaluation. Or, cet accord n’est pas intervenu.
Galeries Lafayette, prétendant que les hypothèses financières qu’elle a
pour sa part retenues s’imposeraient à Casino, s’est refusée à désigner
un autre expert et a assigné Casino devant le tribunal de commerce de
Paris.
Casino estime que cette assignation a pour seule vocation de l’amener
par la pression à accepter l’objectif de prix que s’est fixé Galeries
Lafayette. Peu après avoir évalué sa participation à 1,95 Md » dans le
cadre du processus d’évaluation, Galeries Lafayette a en effet adressé à
Casino une offre de vente à 1,35 Md », que Casino a rejetée, sa banque
conseil ayant, durant le processus, évalué la participation de Galeries
Lafayette à 700 M ».
C’est dans ce contexte, alors que la présidence du conseil
d’administration de Monoprix doit être assurée par Casino à partir du 31
mars 2012, que Galeries Lafayette a choisi de violer ses engagements
contractuels, lors du conseil d’administration de Monoprix du 22 février
2012, en faisant voter par les administrateurs qu’elle a désignés la
prorogation du mandat de président directeur général de Monsieur
Philippe Houzé.
Casino va saisir les juridictions compétentes pour faire respecter par
Galeries Lafayette ses engagements. Le groupe, qui a apporté une
contribution essentielle au développement de Monoprix, ne peut en effet
admettre que l’entreprise soit prise en otage par Galeries Lafayette. Il
réitère sa confiance au management et à tous les collaborateurs de
l’entreprise.
© Business Wire
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