WASHINGTON/PARIS (Reuters) – François Hollande s’est déclaré favorable vendredi à ce que les banques espagnoles en difficultés soient recapitalisées et que cette injection de capitaux puisse se faire au niveau européen.
CAC40 : 5 replis consécutifs, l’IPO Facebook déçoit W-Street
(CercleFinance.com) – Wall Street est clairement déçu de voir Facebook effacer ses 11% de gains initiaux pour revenir sur les 38$, c’est à dire le prix d’introduction: les banquiers introducteurs vont maintenant tenter de maintenir le titre au-dessus du niveau de l’IPO.
La fête est clairement gâchée pour beaucoup d’afficionados de Facebook et le Nasdaq accuse le coup avec un repli de -0,6% sous les 2.800Pts (au plus bas de la semaine et du mois de mai).
Wall Street évoluait dans le rouge (-0,2% en moyenne vers 17H30 tout comme à 18H), c’est ce qui explique que le CAC40 n’ait pu échapper à une 5ème séance de repli consécutif et à une perte hebdomadaire voisine de -4%.
L’indice phare qui affichait jusqu’à +0,6% en termine à 3.008Pts après avoir rebondi en début de matinée sur les 2.970/2.975Pts testée pour la dernière fois à la veille du 1er ‘LTRO’ de la BCE le 16/12/2011.
L’Euro Stoxx50 termine lui aussi dans le rouge (-0,1% pour un repli de -4,8% hebdo) mais cela aurait pu être pire: la journée s’annonçait en effet sous les plus mauvais augures avec une chute de -3% en moyenne de grands indices asiatiques (Nikkei, Hang-Seng) mais de façon assez surprenante, l’Euro-Stoxx50 affiche +0,4% (après avoir refermé le ‘gap’ des 2.121Pts du 25 novembre 2011), la ‘City’ figure pour une fois en queue de peloton avec -0,8%.
Rien ne permet d’affirmer qu’il ressortira quelque chose de tangible concernant l’Europe ce week-end à Camp David (où se tient le ‘G-8′) mais les marchés semblent faire le pari que soit les gouvernements, soit les banques centrales enverront un signal positif aux marchés, faute de quoi, le scénario d’un effondrement boursier et systémique de l’Europe ne pourrait plus être exclu avant les législatives grecques du 17 juin.
Si un tel espoir ne subsistait pas en filigrane depuis le début de la semaine, les indices auraient déjà commencé à s’effondrer depuis le début de la semaine.
Les marchés ont été abreuvés de mauvaises statistiques conjoncturelles, de communiqués alarmistes au sujet de la santé des banques grecques (plus soutenues par la BCE) et espagnoles (abaissements de notation de 3 crans de BBVA et Santander par Moody’s).
Sans publier Fitch Ratings qui a réduit jeudi soir vers 20H la note souveraine de la Grèce à ‘CCC’, une décision qui semble acter aux yeux de l’agence la faillite du pays et sa sortie de la zone euro ces dernières 48H.
Témoin de la nervosité ambiante, l’Euro reste toujours sous pression: après être repassé sous 1,27 dollar, la monnaie unique tente désormais de confirmer un rebond à 1,2735$.
Un point bas de 1,2642 dollar a été atteint ce matin (support testé début janvier), contre un point haut à 1,2708.
En un an, l’euro a perdu 11% de sa valeur environ contre le dollar US (13,3% contre le yen et 9% contre le sterling).
Parmi les facteurs de soutien du marché parisien, les valeurs bancaires signent un rebond technique qui laisse sceptique. Société Générale affiche +2,3%, BNP Paribas progresse de 3%.
Quelques rachats à bon compte ont été observés sur Alcatel-Lucent et Carrefour (+1,8%) puis EDF (+2%).
Les valeurs défensives du luxe ont subi des dégagements appuyés, LVMH a perdu 2%, Pernord Ticard -3,9% et PPR -2,2%.
PPR et Yoox Group sont en discussions en vue d’un possible projet commun dans le commerce électronique, rapport Aurel BGC. La coentreprise en question gérerait les ventes en ligne de l’ensemble des marques de luxe de PPR, y compris Gucci.
ArcelorMittal (+1%) a vendu ses filiales nord-américaines Skyline Steel et Astralloy au sidérurgiste US Nucor Corporation pour environ 605 millions de dollar. Le groupe entend ainsi réduire son endettement.
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